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        <title>De Froun en Groul - elle_lit</title>
        <description>Ou la petite vie des Zantoines...</description>
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                <title>De Nerval de nouveau...</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Stef et PE)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 10 Jan 2007 13:05:04 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&quot;Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,&lt;br /&gt; Le Prince d'Aquitaine à la tour abolie :&lt;br /&gt; Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé&lt;br /&gt; Porte le soleil noir de la Mélancolie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,&lt;br /&gt; Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,&lt;br /&gt; La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,&lt;br /&gt; Et la treille où le Pampre à la rose s'allie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Suis-je Amour ou Phoebus ?.... Lusignan ou Biron ?&lt;br /&gt; Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;&lt;br /&gt; J'ai rêvé dans la grotte où nage la Sirène...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :&lt;br /&gt; Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée&lt;br /&gt; Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.&quot;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(&lt;i&gt;Les Chimères&lt;/i&gt; - El desdichado - 1853)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://defrounengroul.hautetfort.com/images/medium_19-Chimeres-ND.jpg&quot; alt=&quot;medium_19-Chimeres-ND.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;br /&gt; (Photo Franck Vogel - 2006)&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Ca fait du bien de revenir aux sources...&lt;br /&gt; J'étais djeun's, j'étais mélancolique, j'étais seule, j'étais éblouie...&lt;br /&gt; Je le suis toujours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; F., Gérard addict&lt;/p&gt;
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                <title>Paroles de choeur</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Stef et PE)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 06 Feb 2006 21:40:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &quot;Et voilà. Maintenant le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est ce qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop qu'on se pose un soir... C'est tout. Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C'est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences : le silence quand le bras du bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l'un en face de l'autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur - et on dirait un film dont le son s'est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n'est qu'une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu de son silence...&lt;br /&gt;C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr... Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie, on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents en somme ! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qu est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout, c'est reposant la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir ; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, - pas à gémir, non, pas à se plaindre, - à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien : pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin !&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'adore...
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                <title>No comm' no life, chronique d'une fille petite</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Stef et PE)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 02 Feb 2006 16:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    C'est bizarre comme souvent on est déçu de ses amitiés, de ces moments passés ensemble qu'on croyait précieux et sincères, et qu'on découvre intéressés et petits... Même les ruptures sont fausses, elle n'ont pas de courage.&lt;br /&gt;Et puis, quelques temps après, au détour d'un pseudo, on sourit là où on a pleuré, on reste stoïque devant ce qu'on a haï.&lt;br /&gt;La haine doit être trop proche de l'amour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://defrounengroul.hautetfort.com/images/medium_antigone.jpg&quot; alt=&quot;medium_antigone.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Sinon, au registre des joyeusetés adolescentes, j'ai relu l'Antigone d'Anouilh.&lt;br /&gt;Bonheur intégral de retomber en Oedipe. J'ai un instant frémi de mes émois d'antan, quand j'ignorais encore ce qu'était une concession...&lt;br /&gt;&quot;Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte... Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La moi d'aujourd'hui a changé mais elle garde toujours une tendre affection pour la moi qui hurlait de rage si souvent...&lt;br /&gt;Et parfois, thanks MSN, elles se retrouvent en un sourire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F.
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